Où aller skier à Montréal et dans les environs
Des quelques tours rapides après le travail aux longues virées d’une journée qui valent chaque kilomètre.

Ce guide se penche sur les endroits où aller skier à Montréal et dans les environs. Certaines montagnes méritent leur place par leur envergure, d’autres par leur accessibilité, leur culture d’apprentissage ou leur remarquable efficacité. Quelques-unes ne sont pas des stations alpines à proprement parler, mais elles comptent tout autant dans la façon dont les Montréalais restent sur la neige tout au long de l’hiver.
À une ou deux heures de route de Montréal, le paysage s’ouvre dans deux directions bien distinctes. Vers le nord, les Laurentides proposent des collines ramassées, taillées pour la répétition, le ski de soirée et les descentes rapides qui s’insèrent autour de la vraie vie. Vers l’est, les Cantons-de-l’Est offrent des pistes plus longues, des panoramas plus vastes et un rythme légèrement plus lent qui récompense celles et ceux qui y consacrent une journée entière. Et au cœur de tout cela, la ville elle-même entretient discrètement des pistes de ski de fond damées qui transforment un après-midi à la montagne en habitude quotidienne plutôt qu’en excursion planifiée.
Pris ensemble, ces endroits composent une carte de ski réaliste pour la ville : ni idéalisée, ni exhaustive, mais ancrée dans la façon dont les gens skient vraiment ici — entre deux tempêtes, entre deux obligations, et chaque fois que les conditions s’alignent juste comme il faut.

Mont Tremblant is the largest and most fully built-out ski resort in Eastern Canada, operating on a scale that few others in the region attempt. The mountain itself rises to just under 1,000 metres, with a vertical drop that places it among the tallest skiable peaks in southern Quebec. Its terrain is split across four distinct faces, including north- and south-facing slopes that create noticeably different snow conditions depending on weather and time of season.
With over 100 marked trails and an extensive lift network, Tremblant accommodates a wide range of skiers, from first-timers sticking to long groomers to advanced riders seeking steeper pitches and mogul-heavy lines. Snowmaking coverage is comprehensive, making conditions more predictable than at smaller, more weather-dependent hills.
What truly separates Mont Tremblant from other Quebec ski areas is the infrastructure surrounding the mountain. A purpose-built pedestrian village sits at the base, integrating lodging, restaurants, bars, and retail directly into the ski experience. Developed initially in the late 1930s and expanded significantly in the decades since, the resort has evolved into a year-round destination that operates as much like a small alpine town as a ski hill.

Mont Sutton est en activité depuis 1960, lorsque Réal Boulanger a commencé à ouvrir des pistes dans les monts Sutton avec une idée très précise du type de ski qu’il voulait encourager : défini moins par de larges boulevards damés que par ce qui se passe entre eux. Environ la moitié du domaine est consacrée au ski en sous-bois, avec des arbres largement espacés qui récompensent la fluidité et le choix de ligne plutôt que les virages rapides et défensifs. C’est technique sans être claustrophobe, et cet équilibre est devenu la signature de la montagne.
Le domaine skiable se trouve sur le flanc nord-ouest de Round Top, qui fait partie de la chaîne des Appalaches, avec un sommet à un peu moins de 900 mètres d’altitude. Les conditions de neige sont façonnées par un microclimat local qui assure souvent une couverture régulière, particulièrement en sous-bois. Pour les skieurs qui souhaitent « mériter » leurs descentes, Mont Sutton entretient également des parcours désignés pour la montée en ski de randonnée, donnant accès à des secteurs plus tranquilles de la montagne.
Depuis le changement de propriétaire en 2016, la station a élargi son offre quatre saisons — vélo de montagne, randonnée pédestre et tyroliennes — tout en préservant en grande partie son caractère hivernal. Les améliorations d’infrastructure ont misé sur la durabilité plutôt que sur la démesure, gardant Sutton plus près de sa vision d’origine que d’un méga-complexe moderne.

Le Mont Blanc fonctionne à un rythme différent de celui de ses plus grands voisins laurentiens. Réparti sur trois sommets interconnectés, le centre offre 43 pistes sur un territoire relativement compact, ce qui crée un aménagement qui paraît lisible et facile à parcourir plutôt qu’étendu à l’infini. C’est le deuxième plus haut sommet skiable des Laurentides, mais l’expérience se rapproche davantage d’une station régionale traditionnelle que d’un grand centre de villégiature.
Le terrain s’adresse résolument aux skieurs de niveau intermédiaire à avancé, avec des pentes plus raides et des pistes plus étroites, équilibrées par des zones pour débutants accessibles et des secteurs d’apprentissage clairement délimités. Deux parcs à neige ajoutent de la variété, tandis qu’un vaste réseau d’enneigement artificiel contribue à stabiliser les conditions tout au long de la saison. Le système de remontées mécaniques est modeste mais efficace, ce qui permet de garder les temps d’attente raisonnables, même lors des fins de semaine plus achalandées.
Mont Blanc s’est aussi taillé un rôle au-delà du ski desservi par remontées mécaniques. Des parcours désignés pour le ski de randonnée alpine permettent l’ascension à peau de phoque dans plusieurs secteurs de la montagne, reflet d’un intérêt grandissant pour une pratique hybride entre station et arrière-pays. En dehors des pistes, les services demeurent pratiques plutôt que luxueux : école de ski, location d’équipement, restauration de base et hébergement sur place qui favorise les courts séjours sans transformer le secteur de la base en village.
Conçu à l’origine au milieu du XXᵉ siècle et agrandi progressivement au fil du temps, Mont Blanc demeure ancré dans la fonctionnalité, privilégiant le terrain skiable et l’accès plutôt que le spectacle.

Sommet Saint-Sauveur occupe une place singulière dans l’histoire du ski au Québec et dans la culture ski actuelle. Situé dans les Laurentides, juste au nord du village de Saint-Sauveur-des-Monts, il compte parmi les tout premiers sites de ski de la province et demeure l’un de ceux qui sont exploités le plus intensivement. La montagne elle-même est de dimensions modestes, avec moins de 30 pistes réparties sur un domaine compact, mais ses infrastructures sont conçues pour accueillir un fort achalandage et assurer la pérennité de l’exploitation plutôt que de dépendre de l’enneigement naturel.
Ce que Saint-Sauveur n’a pas en accumulation naturelle, la station le compense par une couverture d’enneigement artificiel quasi totale et un damage intensif, ce qui lui permet d’ouvrir tôt et de rester en opération bien après la fermeture de nombreuses autres stations. La saison s’étire régulièrement de la fin de l’automne jusqu’à la fin du printemps, faisant de Saint-Sauveur une référence en matière de fiabilité pour le ski au Québec.
Le terrain s’adresse surtout aux skieurs de niveau débutant à intermédiaire, avec de courtes pentes régulières conçues pour la répétition et la progression. Un réseau de remontées mécaniques dense réduit au minimum les temps d’attente, et le système d’éclairage de la station — qui couvre la majorité des pistes — a fait du ski de soirée une caractéristique emblématique plutôt qu’une simple curiosité.

Bromont est une grande station de ski à multiples versants dans les Cantons-de-l’Est, aménagée sur plusieurs flancs du mont Brome et de ses sommets voisins. Ouverte au milieu des années 1960, elle est devenue l’une des plus importantes installations de la région par son ampleur même : bien plus d’une centaine de pistes balisées s’étendent sur environ 450 acres, desservies par un important réseau de remontées mécaniques et un enneigement artificiel massif. C’est une montagne conçue pour offrir des choix. De longues pistes damées et peu pentues permettent d’accumuler les descentes et de donner des cours, tandis que des lignes de pente plus soutenues et des sous-bois aménagés offrent aux skieurs plus aguerris un terrain où diriger leurs spatules une fois les jambes bien échauffées.
Ce qui distingue Bromont sur le plan opérationnel, c’est à quel point la station reste animée tard en soirée. Elle est largement reconnue pour son domaine de ski de nuit — l’un des plus vastes du continent — qui fait des descentes en soirée une composante régulière de l’horaire plutôt qu’une simple curiosité. Le freestyle constitue également un pilier majeur ici, avec plusieurs parcs à neige qui vont des modules d’initiation à des parcours plus techniques.
Les infrastructures hors-piste sont pratiques et bien développées, et la station fonctionne comme une destination quatre saisons, avec des attractions estivales comme un parc aquatique et des activités en montagne. En hiver, elle se transforme en montagne à grande capacité et à grande flexibilité : de multiples façons d’y skier, de multiples façons d’organiser sa journée.

Mont Orford earns its place on this list because it offers something distinct within a familiar day-trip distance of Montreal: vertical that actually feels earned. At roughly 90 minutes from the city, it’s an easy drive east, but the skiing experience is noticeably different from many Laurentian hills.
For Montrealers, Orford is about rhythm. The longer vertical encourages fewer laps and more complete runs, which appeals to skiers who want to ski deliberately rather than rack up mileage. Groomers here are especially satisfying for carving days, while the glade network gives confident skiers plenty of variation when conditions allow.
Its location inside a national park also broadens the appeal. Groups don’t have to ski exclusively—non-skiers can cross-country ski, snowshoe, or fat bike without leaving the area—making it a strong option for mixed-activity days. Add in one of the more robust uphill skiing setups in southern Quebec, and Orford becomes a mountain that accommodates multiple approaches to winter.

Owl’s Head est une station de ski de taille moyenne située dans les Cantons-de-l’Est, directement au-dessus du lac Memphrémagog, avec un relief qui garde presque constamment le paysage en vue. Ouverte au milieu des années 1960, la montagne s’est développée progressivement plutôt qu’à un rythme effréné, ce qui donne un aménagement cohérent et naturel. Ses quelque 50 pistes se déploient sur un seul versant principal, avec des pentes qui ondulent naturellement du sommet jusqu’à la base plutôt que de se fragmenter en secteurs isolés.
La variété du terrain est vaste sans être intimidante. Les longues pistes de cruising dominent, mais il y a suffisamment de descentes plus pentues dans la ligne de pente, de sous-bois et de zones de parc à neige pour garder les skieurs plus aguerris intéressés. Les itinéraires de ski de randonnée ajoutent une autre dimension pour ceux qui souhaitent aborder la montagne à un rythme plus lent. Les remontées mécaniques demeurent modestes, ce qui contribue à préserver une atmosphère plus calme sur la montagne, même lors des fins de semaine plus achalandées.
Ce qui définit le plus clairement Owl’s Head, c’est son cadre. Le lac en contrebas n’est pas un simple décor qu’on aperçoit une fois; c’est un repère visuel constant qui façonne toute l’expérience de ski. Combiné à une aire de base qui privilégie la fonctionnalité plutôt que le spectaculaire, Owl’s Head fonctionne comme une station où le ski demeure au cœur de tout, et où le paysage se charge en grande partie de faire la conversation.

Le mont Rigaud est une petite station de ski familiale située à l’ouest de Montréal, dotée d’une longue histoire et d’un mandat très précis. Depuis son ouverture au début des années 1960, la montagne mise moins sur l’ampleur ou le spectaculaire que sur l’accessibilité, ce qui lui a valu sa réputation bien établie de « jardin d’enfants du ski » au Québec. Le terrain est volontairement abordable, avec un mélange de pistes pour débutants, intermédiaires et quelques pistes avancées, conçues pour favoriser la progression plutôt que d’intimider.
L’école de ski est la pierre angulaire de l’exploitation. Avec un vaste contingent de moniteurs et des programmes structurés pour les enfants comme pour les adultes, le Mont Rigaud est conçu autour de l’apprentissage dans un environnement contrôlé et bienveillant. L’enneigement artificiel sur l’ensemble de la montagne assure des conditions constantes tout au long de la saison, y compris pour les activités en soirée, qui sont considérées comme un prolongement naturel de la journée plutôt que comme une offre secondaire.
Les installations sont propres, fonctionnelles et conçues pour les familles qui passent des journées entières en montagne. Même si le dénivelé et le nombre de pistes demeurent modestes par rapport aux grands centres de villégiature, l’aménagement garde tout à proximité et facile à comprendre : remontées, zones d’apprentissage, location d’équipement et services de restauration sont tous à portée de main.

Mont Gleason is one of the most approachable and family-friendly ski hills within a reasonable drive of Montreal. While it’s farther than the Laurentians (roughly two hours), it delivers something many larger resorts don’t: space to learn, room to breathe, and a genuinely relaxed pace.
For families introducing kids to skiing or snowboarding—or adults starting later in life—this is one of the least intimidating places to do it. The terrain is thoughtfully laid out, the ski school is strong, and night skiing makes it easy to turn a short visit into a full day without rushing. Add tubing, snowshoeing, and a welcoming après-ski vibe, and Mont Gleason becomes an easy choice for groups with different comfort levels.
In a guide dominated by bigger names, Mont Gleason stands out as proof that great skiing near Montreal doesn’t have to mean crowds, lines, or complexity—just solid snow, good instruction, and a mountain that knows exactly who it’s for.

Le Mont Royal est le cœur battant de Montréal. Ce site patrimonial du Québec, façonné par le célèbre paysagiste Frederick Law Olmsted en 1876, offre des escapades tout au long de l'année sur sa « montagne » de 764 pieds. Divisé en trois sommets—de la Croix, Westmount Summit et Tiohtià:ke Otsira’kéhne—cette destination emblématique tisse l'histoire, la nature et la récréation en une expérience urbaine essentielle.
En hiver, les pentes du Mont Royal se transforment en passionnants sentiers de luge, tandis que ses chemins sinueux restent accessibles pour ceux qui souhaitent randonner à travers des forêts parsemées de neige. L'été est le moment où le parc brille vraiment : le lac aux Castors est parfait pour les barbecues et les pique-niques, tandis que le côté nord s'anime avec les Tam-Tams, un cercle de tambours hebdomadaire le dimanche près du Monument George-Étienne Cartier qui attire les Montréalais depuis plus de quatre décennies.
Les sentiers et les belvédères du parc s'adressent à tous les explorateurs, des promeneurs tranquilles aux randonneurs intrépides à la recherche de vues urbaines en constante évolution. Et pour l'aventurier plus aguerri ? Éloignez-vous des sentiers battus pour découvrir des plateaux cachés et une nature vierge—dans la mesure du possible, car les gardiens ne souhaitent pas que vous piétiniez quoi que ce soit de précieux.
Que vous fassiez de la luge, du vélo, du jogging ou que vous profitiez des panoramas époustouflants, le Mont Royal reste une échappatoire toujours verte—un poumon vert insufflant la vie à Montréal année après année.
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