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Des cérémonies japonaises de matcha au service de l’après-midi à l’anglaise, voici les meilleurs salons de thé de la ville.
À Montréal, le thé, c’est le rituel, le décor et les personnes qui ont apporté ces traditions jusqu’ici. Vous avez envie de vous installer dans une banquette de velours au Ritz pour un service anglais en bonne et due forme? D’apprendre l’art du matcha japonais auprès d’un maître de thé à Villeray? De vous réchauffer avec un thé du matin à la turque à Saint-Léonard? Les salons de thé de la ville offrent tout cela : une occasion de ralentir, de souligner un moment spécial, ou simplement de passer l’après-midi dans un lieu qui semble un peu à l’écart du reste de votre journée.
La culture du thé à Montréal s’est discrètement développée au point de mériter qu’on s’y attarde. Vous y trouverez des services hôteliers de troisième génération qui peaufinent leurs recettes de scones depuis 1912, de nouvelles adresses tenues par les mêmes personnes derrière certains des meilleur brunch à Montreal, qui ont réinventé la fameuse tour à trois étages, ainsi que de petites boutiques où l’on sert le thé et où on l’enseigne. Certains lieux misent sur une élégance d’Ancien Monde, d’autres sont le prolongement des meilleurs cafés à Montreal avec un service de l’après-midi dédié, mais tous partagent un respect pour l’art et les coutumes qui l’entourent.

L'équipe de brunch régnante de Montréal change de cap avec Paparmane, un salon de thé maximaliste de l'équipe derrière Régine et Janine Café. À quelques pas de la basilique Notre-Dame, la salle de 57 places est ornée d'un drame rococo : chaises en velours, vaisselle vintage, lustres avec des oiseaux, et un personnel formé pour offrir des "wow". Le fondateur Pierre-Luc Chevalier canalise son passé d'hôtellier dans chaque détail, de la vaisselle sur mesure au "guide magique" que chaque employé porte. Le thé est l'acte principal—18 types sélectionnés par la sommelière Elyse Perreault (alias Lady T)—mais la nourriture se défend : les œufs mimosa sont truffés, le grilled cheese est parsemé de noix et de fromage 1608, et les sandwiches au concombre dévient avec du miso et du saumon. Même les cocktails arrivent dans des théières. Sans allégeance à la tradition britannique au-delà du service en étagères, Paparmane est plus une suite théâtrale de brunch qu'un revival de salon de thé pittoresque—et tant mieux pour cela.

Malgré son nom, le Palm Court n’est pas une cour intérieure et n’a jamais prétendu l’être. Il se trouve juste à l’entrée de la rue Sherbrooke du Ritz-Carlton Montréal, sous un plafond peint de palmiers plutôt qu’abrité par leur ombre — un petit détail qui donne le ton. Conçu par la firme tokyoïte Super Potato, l’espace mise sur un luxe feutré : éclairage tamisé, banquettes moelleuses et service ajusté pour remarquer sans jamais s’imposer.
Bien que surtout reconnu pour sa longue tradition de thé de l’après-midi, le Palm Court assume tout aussi aisément son rôle de salon ouvert toute la journée. Les cocktails et les boissons sans alcool sont préparés avec retenue et élégance, et la cuisine — issue des fourneaux du Ritz, sous la direction du chef exécutif Romain Valicon — oscille entre la finesse de la technique française et le réconfort des classiques familiers.

Le chef Patrice Demers et la sommelière Marie-Josée Beaudoin ont fait un retour spectaculaire sur la scène gastronomique de Montréal avec Sabayon, un projet qui recentre leurs passions pour les expériences culinaires, ainsi que pour les services de thé et les cours de cuisine—le tout dans un espace intime mais multifacette à Pointe-Saint-Charles. L'espace se divise en deux parties : Lorsque vous entrez, la première pièce à gauche est un grand bar pouvant accueillir 12 invités, avec une cuisine derrière ; c'est là que se déroulent les cours pour les plats salés, une formule apéritif–plat principal–dessert où tout est cuisiné en temps réel pour que les gens puissent regarder et apprendre, ainsi que des cours de vin animés par Marie-Josée. En plus de ces cours et des services de thé, une salle à manger qui peut accueillir 14 personnes se concentre sur de petits menus dégustation qui atteignent environ six plats par service, trois nuits par semaine, les jeudis, vendredis et samedis—et cela se réserve comme des petits pains.

Rosélys est le genre de restaurant d’hôtel qui, sans faire de bruit, exige qu’on le prenne au sérieux. Nichée à l’intérieur du Fairmont Queen Elizabeth, la salle s’inspire de l’Art déco sans tomber dans la nostalgie à outrance : hauts plafonds, banquettes moelleuses, lignes affirmées. Conçu par Sid Lee, l’endroit semble pensé pour de longues journées qui se prolongent en soirée plutôt que pour un simple service à heure fixe.
La cuisine s’inscrit dans un registre bistronomique — structures familières, lignes épurées — ancrée dans les produits de saison du Québec et un menu qui passe aisément du déjeuner au souper. Le brunch demeure un atout, mais Rosélys gagne véritablement ses lettres de noblesse au dîner et à l’heure de l’apéritif, où les assiettes privilégient l’équilibre plutôt que l’esbroufe. Les cocktails sont pensés avec intention, les vins se révèlent réfléchis, et le rythme reflète le lieu : centre-ville, certes, mais jamais pressé. C’est une salle soignée qui conçoit la constance comme son véritable luxe.

La Brume Dans Mes Lunettes trace sa propre voie sur Saint-Zotique depuis 2015, rassemblant une clientèle fidèle autour du thé, de la patience et du simple plaisir de rester sur place un peu plus longtemps que prévu. Le café s’inspire des salons de thé britanniques : le thé de l’après-midi arrive en étages, impeccablement présenté, les scones sont incontournables, et les boîtes de Fortnum & Mason ancrent le menu sans pour autant voler la vedette.
La nourriture est préparée sur place et mise davantage sur le réconfort que sur le raffinement — sandwichs au concombre, bagels au gravlax, quiche, desserts au citron — servis en différentes combinaisons. La salle elle-même invite à s’attarder, avec ses chaises dépareillées, ses longues tables, ses œuvres d’art locales qui se renouvellent et le léger bourdonnement de ceux qui travaillent, lisent ou se retrouvent.
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