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Les menus du lendemain matin qui valent la peine de rester éveillé.
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Lorsque la Nuit Blanche se termine et que le métro se vide, quelque part vers 7 heures du matin, la question passe de "où ensuite ?" à "qu'est-ce qui est ouvert ?"
Brunch en Lumière est la réponse : Le 1er mars 2026, le matin après le marathon artistique et culturel de nuit de Montréal, une sélection de restaurants à travers la ville ouvre tôt avec des menus spéciaux conçus pour les insomniaques, les triomphants et ceux qui veulent simplement un bon brunch.
Ce sont des menus d'un jour seulement provenant de certaines des meilleures cuisines de la ville, avec tout, des étalages axés sur la pâtisserie aux plats dirigés par des chefs, chacun justifiant facilement soit de se traîner hors du lit, soit de se traîner jusqu'à la ligne d'arrivée. Certains sont festifs, d'autres sont réparateurs.
Ce guide décompose la programmation du Brunch en Lumière 2026 avec 10 endroits à choisir lors d'une matinée. Les meilleures tables partent vite. Planifiez votre récupération maintenant.

Darna Bistroquet donne l'impression de pénétrer dans la maison de quelqu'un—si cette personne était un hôte marocain chevronné avec un penchant pour le vin naturel et les légumes de saison. Les mardis, ce bistro de Petite-Patrie est juste au bon rythme : décontracté, accueillant, et rempli de plats à partager qui s'inspirent de l'Afrique du Nord et de la Méditerranée. Attendez-vous à des épices chaudes, des viandes cuites lentement, des oignons confits, et le genre de crêpes qui pourraient faire double emploi en tant que dessert ou dîner. L'espace lui-même a été conçu par la co-propriétaire Selma Laroussi, une architecte paysagiste, et cela se voit—intime et ancré sans paraître précieux. Son partenaire, Otman Amer (ex-Ferreira), dirige la cuisine avec Méline Besson, cuisinant en harmonie avec ce qui est frais du réseau Arrivage des fermes locales. La carte des vins met l'accent sur la Méditerranée, avec de nombreuses options au verre, plus des choix non alcoolisés qui ont réellement du goût. Appelez cela de la nourriture réconfortante, mais avec des bords plus tranchants et un meilleur éclairage.

Le Duc de Lorraine n'essaie pas d'être charmant - il l'est tout simplement. Ouvert depuis 1952 à un coin animé de la Côte-des-Neiges, il est dit être la pâtisserie française la plus ancienne de la ville, et il joue bien son rôle : des viennoiseries beurrées le matin, des gâteaux brillants garnis de fruits l'après-midi, et des plats de bistro complets si vous décidez de rester pour le dîner. Bien que les baguettes soient correctes, c'est le comptoir de pâtisserie qui détient le coup de maître : de épais mille-feuilles, des éclairs élégants et le fraisier signature, garni de crème rose et de fraises. Du printemps à l'automne, la terrasse offre une vue directe sur l'Oratoire Saint-Joseph ; pendant les mois plus froids, les convives s'installent dans la véranda pour des croque-monsieurs et des plats de fruits de mer. Il est ouvert 365 jours par an, du matin au soir, avec des serveurs en tablier blanc livrant tout, du brunch aux cocktails. Que vous soyez un habitué ou que vous veniez juste après un pèlerinage, il y a toujours une table, une pâtisserie et un peu de théâtre.

Ouvert en 2019 par le chef Julien Laporte et le boulanger Lilian Gourbin, cette adresse de Jarry Est réunit boulangerie, café et restaurant de brunch dans un espace épuré et soigné qui fait beaucoup avec peu. Le pain — préparé avec de la farine biologique moulue localement — est excellent. Les viennoiseries sont impeccables sans être maniérées. Et le court menu de brunch, en constante évolution, puise dans la technique française, la simplicité nordique et les saveurs de la cuisine que Julien explore cette semaine-là. Gravlax sur seigle maison, œufs bénédictine sur muffin grillé ou croque-madame monté sur leurs propres miches : tout est réfléchi, équilibré et magnifiquement dressé. Le café est signé La Tasse à Café, et l’engagement de l’équipe à tout faire maison est profond. Même si vous ne faites qu’attraper une viennoiserie pour emporter, vous sentirez le soin apporté au travail. Fanfare ne cherche pas à en mettre plein la vue ; elle joue simplement très bien ses cartes.

Lorsque vous pénétrez dans Le Pois Penché du Golden Square Mile, c'est comme si vous étiez tombé sur une brasserie parisienne classique. Bien sûr, le brunch est légendaire—où des chaises en velours rouge et des sols en damier noir et blanc créent l'ambiance pour des classiques comme l'omelette au jambon et au Gruyère et le pain perdu chargé de mascarpone—mais ne vous laissez pas tromper en pensant que cet endroit n'a qu'un seul tour dans son sac.
Le menu du dîner est également l'endroit où la brasserie brille avec le confort familier des favoris français. Pensez à steak frites, confit de canard riche et indulgent. Et pour les amateurs de fruits de mer, il y a le plateau de fruits de mer frais—un hommage imposant à toutes les choses océaniques.
C'est plus qu'un endroit pour prendre un brunch ou un dîner—c'est un espace pour se détendre, que ce soit au bar poli avec un cocktail parfaitement élaboré, sur la terrasse d'été confortable avec un verre de vin, ou dans la cave à vin privée élégante, qui ressemble à une échappatoire discrète pour des événements spéciaux.

Le restaurant Lloyd fait office de pilier culinaire du Marriott Château Champlain. Le chef exécutif Nicolas You y apporte une base française façonnée dans des cuisines aux quatre coins du monde, désormais filtrée à travers les ingrédients et les traditions du Québec. La cuisine demeure ancrée dans l’essentiel — produits de saison, formats familiers — tout en laissant place à une expérimentation mesurée.
La salle puise dans l’héritage de Frank Lloyd Wright, dont l’influence marque autant l’architecture de l’hôtel que les lignes modernes et épurées du restaurant. Le service s’étend des premiers déjeuners aux soupers tardifs, avec les foules du brunch et des avant-matchs qui donnent le rythme les fins de semaine et les soirs d’événements. Situé à quelques pas du Centre Bell et directement relié à Bonaventure, c’est un repère constant, du matin au soir, au cœur du va-et-vient quotidien du centre-ville de Montréal.

Au Montréal Plaza, les chefs Charles-Antoine Crête et Cheryl Johnson dirigent la cuisine comme une expérience bien rodée : ludique, imprévisible, mais solidement ancrée dans la technique. La salle à manger, conçue par Zébulon Perron, flirte avec le surréel — dinosaures en plastique sur le passe, apparitions d’Elmo au bar — mais la cuisine, elle, ne plaisante pas. Un sashimi de pétoncles arrive sur un tricératops jouet, superposé d’agrumes et de quinoa; un gratin de bulots peut suivre, puis un foie gras aux fraises, et un dessert qui est, au fond, un fruit version punk. Le menu à la carte est en perpétuel mouvement, mais le menu dégustation (introduit à la demande) est devenu le favori de la maison.
Les méthodes françaises rencontrent des saveurs venues d’ailleurs, Johnson ancrant la veine improvisatrice de Crête. Même avec ses touches absurdes, l’endroit est mené de main de maître et les saveurs sont franches. En somme, Plaza ne se contente pas de brouiller la frontière entre haute gastronomie et irrévérence — il la rend caduque.

L'équipe de brunch régnante de Montréal change de cap avec Paparmane, un salon de thé maximaliste de l'équipe derrière Régine et Janine Café. À quelques pas de la basilique Notre-Dame, la salle de 57 places est ornée d'un drame rococo : chaises en velours, vaisselle vintage, lustres avec des oiseaux, et un personnel formé pour offrir des "wow". Le fondateur Pierre-Luc Chevalier canalise son passé d'hôtellier dans chaque détail, de la vaisselle sur mesure au "guide magique" que chaque employé porte. Le thé est l'acte principal—18 types sélectionnés par la sommelière Elyse Perreault (alias Lady T)—mais la nourriture se défend : les œufs mimosa sont truffés, le grilled cheese est parsemé de noix et de fromage 1608, et les sandwiches au concombre dévient avec du miso et du saumon. Même les cocktails arrivent dans des théières. Sans allégeance à la tradition britannique au-delà du service en étagères, Paparmane est plus une suite théâtrale de brunch qu'un revival de salon de thé pittoresque—et tant mieux pour cela.

Le Pavillon 67 fonctionne à une échelle que peu de salles à manger montréalaises osent envisager. En tant que buffet phare du Casino de Montréal, il assume pleinement le jeu du volume, avec des stations de cuisson en direct qui structurent la salle et une cuisine presque toujours en mouvement. À la suite d’un agrandissement en 2025, l’expérience s’est affinée : les lignes de vue sur le fleuve se sont ouvertes et l’espace s’est doté d’un rythme plus calme, plus réfléchi, au service de sa formule à volonté.
Le service est rapide et rodé, pensé pour une clientèle qui veut bien manger avant de changer de registre pour la soirée. Les menus varient selon le moment de la journée, d’une offre du midi épurée à des propositions plus élaborées en soirée et les fins de semaine, sans oublier un brunch qui mérite qu’on s’y attarde pour lui-même.

Régine Café s'est forgé une réputation en tant que l'une des reines du brunch de Montréal, servant des plats élaborés sept jours sur sept dans son charmant espace inspiré du thé de l'après-midi. Des célèbres gaufres avec gravlax de truite aux croissants farcis aux œufs, le menu trouve un équilibre entre les classiques réconfortants et des touches audacieuses et créatives.
Satisfaisant l'estomac tout en choyant les invités avec des attentions réfléchies comme des shooters de jus fraîchement pressé et un service chaleureux et attentif, il n'est pas surprenant que l'on puisse s'attendre à des files d'attente ici. Sachez simplement que l'attente s'efface une fois que vous pénétrez dans son intérieur de style rococo.

Rosélys est le genre de restaurant d’hôtel qui, sans faire de bruit, exige qu’on le prenne au sérieux. Nichée à l’intérieur du Fairmont Queen Elizabeth, la salle s’inspire de l’Art déco sans tomber dans la nostalgie à outrance : hauts plafonds, banquettes moelleuses, lignes affirmées. Conçu par Sid Lee, l’endroit semble pensé pour de longues journées qui se prolongent en soirée plutôt que pour un simple service à heure fixe.
La cuisine s’inscrit dans un registre bistronomique — structures familières, lignes épurées — ancrée dans les produits de saison du Québec et un menu qui passe aisément du déjeuner au souper. Le brunch demeure un atout, mais Rosélys gagne véritablement ses lettres de noblesse au dîner et à l’heure de l’apéritif, où les assiettes privilégient l’équilibre plutôt que l’esbroufe. Les cocktails sont pensés avec intention, les vins se révèlent réfléchis, et le rythme reflète le lieu : centre-ville, certes, mais jamais pressé. C’est une salle soignée qui conçoit la constance comme son véritable luxe.