Du poulet rôti à la broche, un salon de quilles ouvert jusqu'à 3 h, des bacs de disques usagés et un débat sur la meilleure baguette en ville.
11 septembre 2026

NDG, c'était des terres agricoles avant d'être quoi que ce soit d'autre. Ça explique les rues larges et les triplex avec leur carré de gazon en avant. Ce qui est venu remplir tout ça, c'est un siècle d'étudiants, de familles immigrantes et de monde qui cherchait moins cher que le centre-ville, et le quartier roule encore là-dessus. Les casse-croûtes, les restos sans flafla, les friperies et l'usagé sous toutes ses formes : rien de ça ne revient à la mode, c'est juste jamais parti.
Ce guide-là, c'est la version d'une journée complète du quartier. Du poulet à la broche à un comptoir qui n'a pas changé sa recette depuis des décennies. Un salon de quilles qui ferme plus tard que la plupart des bars. Des bacs de disques, des piles de livres, un parc qui fait l'hiver aussi bien que l'été.
Pour creuser une seule de ces affaires-là, on a couvert les restaurants du quartier et ses bars séparément, et NDG revient dans notre guide des meilleurs salons de quilles en ville. Sinon, prenez Sherbrooke ou Monkland par un bout et marchez. La plupart des adresses qui suivent sont à quelques coins de rue les unes des autres, ce qui est l'autre avantage de NDG.

NextDoor occupe un coin de Sherbrooke Ouest depuis 2008, assez longtemps pour avoir acquis un véritable statut de pub de quartier à NDG. Le format est simple : ailes dans treize sauces, un smash burger, poutine, nachos garnis, une liste de bières pression complète ancrée par Archibald et Guinness (certains disent qu'ils ont le meilleur goût en ville), et suffisamment d'écrans pour regarder ce qui passe. La cuisine fonctionne jusqu'à minuit et le bar reste ouvert jusqu'à 3 heures du matin, ce qui couvre la plupart des situations. Les habitués hebdomadaires incluent une soirée martini le mercredi et des mardis tacos, aux côtés du genre de foule qui regarde des sports et qui a tendance à remplir des endroits comme celui-ci sans trop de sollicitation.

Chalet Bar-B-Q est un morceau d'histoire de Montréal. Établi en 1944, ce repaire de NDG a gagné un suivi presque culte pour sa recette simple et constamment délicieuse : des poulets frais, rôtis au charbon jusqu'à ce qu'ils soient croustillants et dorés. Marcel Mauron, un immigrant suisse, a ouvert l'endroit pendant la Seconde Guerre mondiale avec une vision singulière qui perdure aujourd'hui : pas de fioritures, juste une rotisserie impeccable servie avec des frites et une sauce légendaire, presque mystérieuse.
L'endroit n'a pas beaucoup changé depuis les années 40 : le lambris en pin noueux et les cabines de style familial sont tout aussi essentiels que l'oiseau lui-même. Les clients dévoués s'extasient sur la sauce, une recette jalousement gardée dans laquelle les habitués trempent tout, des poulets aux frites en passant par les petits pains grillés (nous n'oublierons jamais la recommandation de Derek Dammann de faire un taco avec le pain). C'est un pèlerinage nostalgique et à se lécher les doigts ici, et 80 ans plus tard, cela continue de délivrer la même magie.

Cosmo’s à NDG est légendaire. Une petite cantine graisseuse coincée entre des magasins sur la rue Sherbrooke Ouest, cette institution montréalaise sert des œufs et fait frémir du bacon depuis les années 1960. Si vous savez, vous savez—et les habitués le savent certainement. Les gens font la queue, qu'il pleuve ou qu'il fasse beau, pour leur petit-déjeuner fait de manière sale et correcte.
À l'intérieur, l'ambiance est celle d'un diner sans chichis. Vous avez quelques tabourets, un comptoir usé par des décennies de coudes, et une cuisine de courte commande où vous pouvez voir la magie opérer. C'est un petit endroit où des inconnus se lient d'amitié autour du petit-déjeuner, où le café ne cesse d'arriver, et où l'ambiance est si décontractée que vous finirez par discuter avec les cuisiniers. C'est un peu rugueux autour des bords, tout comme Montréal, et c'est pourquoi les gens l'aiment.

Le Monkland Tavern sert NDG depuis 1995, mais la longévité n'est qu'une partie de l'histoire. Ce favori du quartier, co-dirigé par Barbara Irwin et le Chef Josh Crowe, propose un menu dédié à l'alliance de la saisonnalité et d'une technique aiguisée : pensez aux champignons sauvages d'Hochelaga, au crudo qui évoque directement l'été, et aux pâtes faites maison dans des sauces beurrées. Les habitués savent faire confiance au menu du chef, une dégustation libre construite autour de vos préférences et des trouvailles du jour. Quant à la carte des vins, façonnée par Barbara, elle équilibre des bouteilles à tendance naturelle avec des choix plus classiques, souvent servies au verre. À l'intérieur, elle mérite son surnom de 'taverne' grâce à la chaleur d'une salle à manger raffinée tout en restant rustique : murs turquoise, nappes blanches et un long bar en bois bordé de locaux.

Ca Lem signifie « glace » en vietnamien, mais à NDG, cela signale également l'arrivée de quelque chose de différent. Ouvert par Stephanie Le en 2016, ce petit magasin de coin s'est donné pour mission d'apporter plus que de simples desserts au quartier—il a apporté tout un éventail de saveurs, souvent influencées par des ingrédients d'Asie du Sud-Est et par les propres instincts créatifs de Le. Attendez-vous à des combinaisons tournantes comme le sésame noir, le thé thaï ou l'ube, aux côtés d'options véganes à base de noix de coco et d'une variation hebdomadaire de crème glacée molle qui se répète rarement. Ce n'est pas seulement une question de nouveauté—tout est fait sur place, en petites quantités, avec une attention sérieuse à la texture et à l'équilibre. L'ambiance correspond aux boules : lumineuse, ludique, pleine de charme sans trop en faire. Un patch de fausse herbe à l'avant et un mur couvert de notes de clients ne font qu'ajouter à son statut de véritable élément communautaire. Maintenant avec des emplacements à travers la ville, Ca Lem a commencé local—mais n'a jamais perdu cette curiosité enracinée.

Encore Books & Records est un véritable trésor de trouvailles vintage et d'esprit communautaire à NDG. Établi il y a plus de deux décennies, ce magasin familial est un havre pour les amateurs de livres et de disques d'occasion, offrant une sélection soigneusement choisie allant de la littérature classique et de la philosophie à la science-fiction et aux thrillers. Bien que les titres en anglais dominent, vous trouverez également une collection réfléchie de livres en français ainsi que des impressions artistiques, des affiches de films minimalistes et d'autres créations de leur studio de design interne.
La façade turquoise du magasin vous invite dans un espace qui semble à la fois douillet et vaste, avec des étagères allant du sol au plafond remplies d'histoires attendant d'être redécouvertes. L'engagement d'Encore envers les arts se manifeste à travers ses nombreux événements, des concerts de bureau intimistes et des projets de poésie aux Swinging Sundays avec des duos de jazz. La passion du propriétaire Sean Madden pour le développement de la communauté est évidente dans tout, des dons de livres au Projet de Poésie d'Encore, qui nourrit les talents locaux et maintient l'héritage de son défunt père en vie.

La Galerie à NDG n'essaie pas d'être cool, elle l'est tout simplement. Accueillant cinq vendeurs vintage distincts et une distribution tournante d'invités mensuels, ce collectif de friperie offre une gamme sérieuse : du sportif au gothique, des vêtements pour femmes à ceux pour enfants, sans oublier suffisamment de souvenirs nostalgiques pour déclencher quelques souvenirs pendant que vous parcourez. Mais le véritable atout ? Chaque article du magasin coûte 35 $ ou moins.
Située juste à côté de la ligne de bus 24, La Galerie prospère grâce à un fort roulement et des prix sans chichis. Pensez à des jeans Silver à 20 $, des vestes Patagonia à 25 $, des Nike vintage à 10 $—c'est sélectionné sans égo, conscient du budget sans donner l'impression d'être fouillé. Ils ont même réduit à un seul étage pour garder les coûts bas et la qualité élevée. L'ambiance est détendue, les réapprovisionnements sont quotidiens, et le personnel semble vraiment vouloir aider. Que vous soyez en train de vous styliser avec un budget ou simplement passionné par la chasse aux trésors à faible enjeu, La Galerie est conçue pour rendre le vintage accessible—et c'est ce qui la rend durable.

Le parc Notre-Dame-de-Grâce est le cœur de NDG depuis plus d'un siècle, un espace où le quartier se rassemble pour se détendre, jouer et marquer les saisons. Des arbres matures—y compris les vieux érables argentés qui ont survécu à la tornade de 2017—offrent de l'ombre pour des pique-niques et des après-midis solitaires avec un livre, tandis que les enfants s'emparent du vaste terrain de jeux et courent à travers les arroseurs d'été. Les deux enclos à chiens du parc s'adressent aux chiots grands et petits, et les installations sportives—patinoires extérieures, terrains de soccer et courts—maintiennent la foule athlétique en mouvement. La vie culturelle pulse ici aussi, avec des événements comme la Semaine des Arts de NDG animant l'espace. L'histoire flotte dans l'air, depuis ses débuts en tant que colonie agricole jusqu'à la création de la Place Vimy, honorant les Montréalais qui ont combattu pendant la Première Guerre mondiale. Que vous soyez ici pour une promenade lente ou une partie d'échecs improvisée, le parc NDG reste l'évasion verte la plus aimée du quartier.

Le Wheel Club façonne discrètement le paysage culturel de NDG depuis des décennies—de ses jours d'après-guerre en tant que salle sociale pour vétérans à sa vie actuelle en tant que l'un des lieux de musique les plus emblématiques (et obstinément analogiques) de Montréal. Mieux connu pour la Hillbilly Night, un jam country strictement sans électricité et pré-1970 qui se déroule depuis les années 60, le club continue de préserver la tradition tout en explorant de nouveaux horizons. Sous la direction du musicien-directeur Clifford “Cliff” Schwartz, le calendrier s'étend désormais du country et du bluegrass au ska, punk, karaoké, funk et même aux soirées chorales. Ses murs sont une capsule temporelle—plaques de caserne de pompiers, pin-ups en carton, fantômes de jukebox—et l'ambiance est moins celle d'un cool soigneusement élaboré que d'une légende vécue. Avec un bar servant des daiquiris et des Harvey Wallbangers, et une scène éclairée en rouge et vert qui accueille tous les visiteurs, le Wheel ne court pas après les tendances. Il laisse les bonnes rattraper.

Le Rose Bowl est le genre d'endroit où le temps s'arrête—et c'est une partie de son charme. Une institution de Notre-Dame-de-Grâce et base d'opérations de la franchise Quilles G Plus, c'est peut-être le plus grand bowling de la ville, avec un impressionnant 72 pistes réparties également entre le bowling traditionnel et le bowling à quilles. La décoration n'a pas changé depuis des décennies, tout comme l'ambiance : c'est l'essence même des fêtes d'anniversaire, avec une touche de nostalgie des arcades de Jurassic Park et un charme légèrement usé.
Au-delà du bowling, il y a un snack-bar, une salle de billard, un mini-golf et des salles de fête à louer, ce qui en fait un excellent endroit pour des sorties en groupe. Ouvert jusqu'à 3 heures du matin chaque nuit, il s'adresse aussi bien aux noctambules qu'aux sorties familiales. Les jeux d'arcade sont chers maintenant, mais tout le reste qui a survécu aux années 80 l'est aussi. Les poids des boules peuvent être un mystère, mais l'expérience est toujours amusante—que vous soyez là pour faire un strike ou juste pour voyager dans le temps un peu.

La Meunerie Urbaine pousse l'idée du "fait maison" un peu plus loin. Ouverte en 2017 par Martin Falardeau (anciennement de Le Pain dans les Voiles) et Dina Dagher, cette boulangerie de NDG moud sa propre farine sur place—un choix délibéré pour préserver la pleine saveur et la valeur nutritionnelle des grains frais. Le résultat ? Des pains avec de la profondeur, du caractère, et une durée de conservation qui ne repose pas sur des raccourcis. Leur baguette a remporté les honneurs au Québec, mais ce n'est pas la seule attraction. Des pains au levain riches en lentilles aux batards de kamut et aux plaques de focaccia, la sélection de pains est variée et coupée sur commande. Du vendredi au dimanche, le chef pâtissier Kevin Poitevin prend le relais au comptoir avec des éclairs, des tartelettes et des créations saisonnières. L'espace, conçu en partie par Martin lui-même, offre un aperçu du processus de cuisson et juste assez de place pour s'asseoir avec un café de Café Union. C'est d'abord une boulangerie en activité—mais c'est aussi un lieu qui nourrit les deux côtés du comptoir avec soin.

Une institution de NDG, le Café Shaika, est l'endroit cosy et rempli d'art où les habitants se rendent pour un café équitable et un menu disponible toute la journée. Pendant cinq ans, l'espace est resté vacant, alors que les propriétaires d'origine de Shaika cherchaient des acheteurs. Il a été relancé en 2026, au grand bonheur des habitués et des habitants de NDG, avec une touche portugaise. Attendez-vous à des cafés et thés spéciaux, des sandwiches copieux et des tapas portugaises servies dans un espace chaleureux et éclectique décoré d'art local et de décor vintage.
Chaque endroit ici a été visité par quelqu'un de chez nous.

Du poulet rôti à la broche, un salon de quilles ouvert jusqu'à 3 h, des bacs de disques usagés et un débat sur la meilleure baguette en ville.
11 septembre 2026

NDG, c'était des terres agricoles avant d'être quoi que ce soit d'autre. Ça explique les rues larges et les triplex avec leur carré de gazon en avant. Ce qui est venu remplir tout ça, c'est un siècle d'étudiants, de familles immigrantes et de monde qui cherchait moins cher que le centre-ville, et le quartier roule encore là-dessus. Les casse-croûtes, les restos sans flafla, les friperies et l'usagé sous toutes ses formes : rien de ça ne revient à la mode, c'est juste jamais parti.
Ce guide-là, c'est la version d'une journée complète du quartier. Du poulet à la broche à un comptoir qui n'a pas changé sa recette depuis des décennies. Un salon de quilles qui ferme plus tard que la plupart des bars. Des bacs de disques, des piles de livres, un parc qui fait l'hiver aussi bien que l'été.
Pour creuser une seule de ces affaires-là, on a couvert les restaurants du quartier et ses bars séparément, et NDG revient dans notre guide des meilleurs salons de quilles en ville. Sinon, prenez Sherbrooke ou Monkland par un bout et marchez. La plupart des adresses qui suivent sont à quelques coins de rue les unes des autres, ce qui est l'autre avantage de NDG.

NextDoor occupe un coin de Sherbrooke Ouest depuis 2008, assez longtemps pour avoir acquis un véritable statut de pub de quartier à NDG. Le format est simple : ailes dans treize sauces, un smash burger, poutine, nachos garnis, une liste de bières pression complète ancrée par Archibald et Guinness (certains disent qu'ils ont le meilleur goût en ville), et suffisamment d'écrans pour regarder ce qui passe. La cuisine fonctionne jusqu'à minuit et le bar reste ouvert jusqu'à 3 heures du matin, ce qui couvre la plupart des situations. Les habitués hebdomadaires incluent une soirée martini le mercredi et des mardis tacos, aux côtés du genre de foule qui regarde des sports et qui a tendance à remplir des endroits comme celui-ci sans trop de sollicitation.

Chalet Bar-B-Q est un morceau d'histoire de Montréal. Établi en 1944, ce repaire de NDG a gagné un suivi presque culte pour sa recette simple et constamment délicieuse : des poulets frais, rôtis au charbon jusqu'à ce qu'ils soient croustillants et dorés. Marcel Mauron, un immigrant suisse, a ouvert l'endroit pendant la Seconde Guerre mondiale avec une vision singulière qui perdure aujourd'hui : pas de fioritures, juste une rotisserie impeccable servie avec des frites et une sauce légendaire, presque mystérieuse.
L'endroit n'a pas beaucoup changé depuis les années 40 : le lambris en pin noueux et les cabines de style familial sont tout aussi essentiels que l'oiseau lui-même. Les clients dévoués s'extasient sur la sauce, une recette jalousement gardée dans laquelle les habitués trempent tout, des poulets aux frites en passant par les petits pains grillés (nous n'oublierons jamais la recommandation de Derek Dammann de faire un taco avec le pain). C'est un pèlerinage nostalgique et à se lécher les doigts ici, et 80 ans plus tard, cela continue de délivrer la même magie.

Cosmo’s à NDG est légendaire. Une petite cantine graisseuse coincée entre des magasins sur la rue Sherbrooke Ouest, cette institution montréalaise sert des œufs et fait frémir du bacon depuis les années 1960. Si vous savez, vous savez—et les habitués le savent certainement. Les gens font la queue, qu'il pleuve ou qu'il fasse beau, pour leur petit-déjeuner fait de manière sale et correcte.
À l'intérieur, l'ambiance est celle d'un diner sans chichis. Vous avez quelques tabourets, un comptoir usé par des décennies de coudes, et une cuisine de courte commande où vous pouvez voir la magie opérer. C'est un petit endroit où des inconnus se lient d'amitié autour du petit-déjeuner, où le café ne cesse d'arriver, et où l'ambiance est si décontractée que vous finirez par discuter avec les cuisiniers. C'est un peu rugueux autour des bords, tout comme Montréal, et c'est pourquoi les gens l'aiment.

Le Monkland Tavern sert NDG depuis 1995, mais la longévité n'est qu'une partie de l'histoire. Ce favori du quartier, co-dirigé par Barbara Irwin et le Chef Josh Crowe, propose un menu dédié à l'alliance de la saisonnalité et d'une technique aiguisée : pensez aux champignons sauvages d'Hochelaga, au crudo qui évoque directement l'été, et aux pâtes faites maison dans des sauces beurrées. Les habitués savent faire confiance au menu du chef, une dégustation libre construite autour de vos préférences et des trouvailles du jour. Quant à la carte des vins, façonnée par Barbara, elle équilibre des bouteilles à tendance naturelle avec des choix plus classiques, souvent servies au verre. À l'intérieur, elle mérite son surnom de 'taverne' grâce à la chaleur d'une salle à manger raffinée tout en restant rustique : murs turquoise, nappes blanches et un long bar en bois bordé de locaux.

Ca Lem signifie « glace » en vietnamien, mais à NDG, cela signale également l'arrivée de quelque chose de différent. Ouvert par Stephanie Le en 2016, ce petit magasin de coin s'est donné pour mission d'apporter plus que de simples desserts au quartier—il a apporté tout un éventail de saveurs, souvent influencées par des ingrédients d'Asie du Sud-Est et par les propres instincts créatifs de Le. Attendez-vous à des combinaisons tournantes comme le sésame noir, le thé thaï ou l'ube, aux côtés d'options véganes à base de noix de coco et d'une variation hebdomadaire de crème glacée molle qui se répète rarement. Ce n'est pas seulement une question de nouveauté—tout est fait sur place, en petites quantités, avec une attention sérieuse à la texture et à l'équilibre. L'ambiance correspond aux boules : lumineuse, ludique, pleine de charme sans trop en faire. Un patch de fausse herbe à l'avant et un mur couvert de notes de clients ne font qu'ajouter à son statut de véritable élément communautaire. Maintenant avec des emplacements à travers la ville, Ca Lem a commencé local—mais n'a jamais perdu cette curiosité enracinée.

Encore Books & Records est un véritable trésor de trouvailles vintage et d'esprit communautaire à NDG. Établi il y a plus de deux décennies, ce magasin familial est un havre pour les amateurs de livres et de disques d'occasion, offrant une sélection soigneusement choisie allant de la littérature classique et de la philosophie à la science-fiction et aux thrillers. Bien que les titres en anglais dominent, vous trouverez également une collection réfléchie de livres en français ainsi que des impressions artistiques, des affiches de films minimalistes et d'autres créations de leur studio de design interne.
La façade turquoise du magasin vous invite dans un espace qui semble à la fois douillet et vaste, avec des étagères allant du sol au plafond remplies d'histoires attendant d'être redécouvertes. L'engagement d'Encore envers les arts se manifeste à travers ses nombreux événements, des concerts de bureau intimistes et des projets de poésie aux Swinging Sundays avec des duos de jazz. La passion du propriétaire Sean Madden pour le développement de la communauté est évidente dans tout, des dons de livres au Projet de Poésie d'Encore, qui nourrit les talents locaux et maintient l'héritage de son défunt père en vie.

La Galerie à NDG n'essaie pas d'être cool, elle l'est tout simplement. Accueillant cinq vendeurs vintage distincts et une distribution tournante d'invités mensuels, ce collectif de friperie offre une gamme sérieuse : du sportif au gothique, des vêtements pour femmes à ceux pour enfants, sans oublier suffisamment de souvenirs nostalgiques pour déclencher quelques souvenirs pendant que vous parcourez. Mais le véritable atout ? Chaque article du magasin coûte 35 $ ou moins.
Située juste à côté de la ligne de bus 24, La Galerie prospère grâce à un fort roulement et des prix sans chichis. Pensez à des jeans Silver à 20 $, des vestes Patagonia à 25 $, des Nike vintage à 10 $—c'est sélectionné sans égo, conscient du budget sans donner l'impression d'être fouillé. Ils ont même réduit à un seul étage pour garder les coûts bas et la qualité élevée. L'ambiance est détendue, les réapprovisionnements sont quotidiens, et le personnel semble vraiment vouloir aider. Que vous soyez en train de vous styliser avec un budget ou simplement passionné par la chasse aux trésors à faible enjeu, La Galerie est conçue pour rendre le vintage accessible—et c'est ce qui la rend durable.

Le parc Notre-Dame-de-Grâce est le cœur de NDG depuis plus d'un siècle, un espace où le quartier se rassemble pour se détendre, jouer et marquer les saisons. Des arbres matures—y compris les vieux érables argentés qui ont survécu à la tornade de 2017—offrent de l'ombre pour des pique-niques et des après-midis solitaires avec un livre, tandis que les enfants s'emparent du vaste terrain de jeux et courent à travers les arroseurs d'été. Les deux enclos à chiens du parc s'adressent aux chiots grands et petits, et les installations sportives—patinoires extérieures, terrains de soccer et courts—maintiennent la foule athlétique en mouvement. La vie culturelle pulse ici aussi, avec des événements comme la Semaine des Arts de NDG animant l'espace. L'histoire flotte dans l'air, depuis ses débuts en tant que colonie agricole jusqu'à la création de la Place Vimy, honorant les Montréalais qui ont combattu pendant la Première Guerre mondiale. Que vous soyez ici pour une promenade lente ou une partie d'échecs improvisée, le parc NDG reste l'évasion verte la plus aimée du quartier.

Le Wheel Club façonne discrètement le paysage culturel de NDG depuis des décennies—de ses jours d'après-guerre en tant que salle sociale pour vétérans à sa vie actuelle en tant que l'un des lieux de musique les plus emblématiques (et obstinément analogiques) de Montréal. Mieux connu pour la Hillbilly Night, un jam country strictement sans électricité et pré-1970 qui se déroule depuis les années 60, le club continue de préserver la tradition tout en explorant de nouveaux horizons. Sous la direction du musicien-directeur Clifford “Cliff” Schwartz, le calendrier s'étend désormais du country et du bluegrass au ska, punk, karaoké, funk et même aux soirées chorales. Ses murs sont une capsule temporelle—plaques de caserne de pompiers, pin-ups en carton, fantômes de jukebox—et l'ambiance est moins celle d'un cool soigneusement élaboré que d'une légende vécue. Avec un bar servant des daiquiris et des Harvey Wallbangers, et une scène éclairée en rouge et vert qui accueille tous les visiteurs, le Wheel ne court pas après les tendances. Il laisse les bonnes rattraper.

Le Rose Bowl est le genre d'endroit où le temps s'arrête—et c'est une partie de son charme. Une institution de Notre-Dame-de-Grâce et base d'opérations de la franchise Quilles G Plus, c'est peut-être le plus grand bowling de la ville, avec un impressionnant 72 pistes réparties également entre le bowling traditionnel et le bowling à quilles. La décoration n'a pas changé depuis des décennies, tout comme l'ambiance : c'est l'essence même des fêtes d'anniversaire, avec une touche de nostalgie des arcades de Jurassic Park et un charme légèrement usé.
Au-delà du bowling, il y a un snack-bar, une salle de billard, un mini-golf et des salles de fête à louer, ce qui en fait un excellent endroit pour des sorties en groupe. Ouvert jusqu'à 3 heures du matin chaque nuit, il s'adresse aussi bien aux noctambules qu'aux sorties familiales. Les jeux d'arcade sont chers maintenant, mais tout le reste qui a survécu aux années 80 l'est aussi. Les poids des boules peuvent être un mystère, mais l'expérience est toujours amusante—que vous soyez là pour faire un strike ou juste pour voyager dans le temps un peu.

La Meunerie Urbaine pousse l'idée du "fait maison" un peu plus loin. Ouverte en 2017 par Martin Falardeau (anciennement de Le Pain dans les Voiles) et Dina Dagher, cette boulangerie de NDG moud sa propre farine sur place—un choix délibéré pour préserver la pleine saveur et la valeur nutritionnelle des grains frais. Le résultat ? Des pains avec de la profondeur, du caractère, et une durée de conservation qui ne repose pas sur des raccourcis. Leur baguette a remporté les honneurs au Québec, mais ce n'est pas la seule attraction. Des pains au levain riches en lentilles aux batards de kamut et aux plaques de focaccia, la sélection de pains est variée et coupée sur commande. Du vendredi au dimanche, le chef pâtissier Kevin Poitevin prend le relais au comptoir avec des éclairs, des tartelettes et des créations saisonnières. L'espace, conçu en partie par Martin lui-même, offre un aperçu du processus de cuisson et juste assez de place pour s'asseoir avec un café de Café Union. C'est d'abord une boulangerie en activité—mais c'est aussi un lieu qui nourrit les deux côtés du comptoir avec soin.

Une institution de NDG, le Café Shaika, est l'endroit cosy et rempli d'art où les habitants se rendent pour un café équitable et un menu disponible toute la journée. Pendant cinq ans, l'espace est resté vacant, alors que les propriétaires d'origine de Shaika cherchaient des acheteurs. Il a été relancé en 2026, au grand bonheur des habitués et des habitants de NDG, avec une touche portugaise. Attendez-vous à des cafés et thés spéciaux, des sandwiches copieux et des tapas portugaises servies dans un espace chaleureux et éclectique décoré d'art local et de décor vintage.
Chaque endroit ici a été visité par quelqu'un de chez nous.
